Des outils de coopération attractifs

Pour renforcer son ancrage dans le monde, le CNRS a créé des outils de coopération structurés. En particulier, 37 unités mixtes internationales qui inscrivent l'action de l'organisme dans le long terme. Grâce à la notoriété de ses chercheurs, le CNRS multiplie les échanges avec ses partenaires étrangers sous forme de publications dans les revues scientifiques, de missions, ou de colloques internationaux.

Des partenariats adaptés aux besoins des chercheurs

Le CNRS mise sur la souplesse pour s’adapter aux évolutions de la science mondiale et aux besoins des chercheurs et ingénieurs. Les accords bilatéraux, conclus avec des pays partenaires et leurs grandes institutions de recherche et de financement, offrent de nombreuses possibilités de collaboration. Des dispositifs variés permettent aux chercheurs d’engager des coopérations scientifiques à long terme ou de constituer des réseaux de recherche internationaux autour de projets associant des équipes de différents pays. Les institutions de l’enseignement supérieur et de la recherche partenaires du CNRS peuvent bénéficier de ces dispositifs.

Des conditions optimales pour la recherche

Bâtiment néoclassique face à une pelouse arborée
Killian Court, Massachusetts Institute of Technology. © flickr commons

« Grâce à notre partenariat avec le MIT (Massachusetts Institute of Technology) situé à Cambridge aux États-Unis, nous copilotons d’ambitieux programmes de recherche autour de matériaux comme le ciment et les schistes. Financements industriels importants, sujets à la pointe de l’innovation, excellents doctorants et post-doctorants américains et français… ce sont des conditions idéales pour mener des recherches au plus haut niveau ».

Roland Pellenq, directeur de l’unité mixte internationale <MSE>2 (matériaux multi-échelles pour l’énergie et l’environnement) CNRS/MIT/Aix-Marseille Université. 

Des laboratoires dans le monde entier

Le CNRS est l’une des rares institutions de recherche au monde à créer à l’étranger des structures de recherche collaboratives pérennes. Véritables laboratoires situés au sein des universités partenaires, les 37 unités mixtes internationales (UMI), regroupent des chercheurs, des étudiants, des post-doctorants, des ingénieurs et techniciens issus à la fois du CNRS et d'institutions partenaires étrangères. Le CNRS s’appuie également sur un réseau de 26 unités mixtes des instituts français de recherche à l’étranger (Umifre) en sciences humaines et sociales, pilotées en partenariat avec le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères.

Sur 36 unités mixtes internationales, 4 sont en partenariat avec l’industrie autour de programmes d’innovation. Ces collaborations, situées dans des lieux névralgiques de l’innovation mondiale, créent un environnement de travail très propice à l’émergence de technologies du futur. 

  • À Singapour, l’UMI Cintra en partenariat avec Thales, le géant de l'aérospatiale, de la défense, de la sécurité et du transport terrestre : recherches sur les nanotechnologies, l'électronique, la photonique du futur et les applications associées. 
  • À Shanghaï, l’UMI E2P2L avec Solvay, grand nom de la chimie mondiale : recherches sur la chimie verte.
  • À Tsukuba au Japon, l’UMI Link avec Saint-Gobain, leader mondial en matériaux innovants pour l’habitat : recherches autour des matériaux et des structures clés innovants. 
  • En Pennsylvanie aux États-Unis, l’UMI Compass avec Solvay : recherches sur la création, la manipulation et la compréhension de la matière molle.

L’école française de mathématiques au Brésil

Arthur Avila lors de la biennale de maths à Rio
Artur Ávila, lors de la biennale de mathématique de Rio de Janeiro en 2017. © IMPA

À Rio de Janeiro, l’Institut des mathématiques pures et appliquées (CNRS-IMPA) réunit 50 chercheurs en mathématiques. Créée en 2006, dans la dynamique du réseau franco-brésilien en mathématiques, l’UMI se place au meilleur niveau dans au moins trois branches d’excellence : les systèmes dynamiques, les équations aux dérivées partielles et la géométrie. Le mathématicien Artur Ávila, lauréat de la médaille Fields en 2014, incarne la longue tradition franco-brésilienne de détection de jeunes talents.

Les chercheurs français peuvent rejoindre l’UMI pour une période d’un an, en détachement de leurs institutions d’origine. Cette possibilité est ouverte aussi bien aux chercheurs du CNRS qu’aux enseignants-chercheurs des universités françaises.