L’Europe de la recherche, priorité du CNRS

Premier organisme de recherche public, le CNRS est un acteur majeur de l'espace européen de la recherche.

Un rôle clé dans l’espace européen de recherche

Le CNRS est mobilisé sur le programme Horizon 2020

Le traité de Lisbonne (2009) fixe pour objectif la création d’un espace européen de la recherche (EER) (art. 179 TFUE). Avec l’ambition de bâtir une société de la connaissance, l’Europe parie sur la recherche et l’innovation pour favoriser sa compétitivité, la croissance et l’emploi. Le CNRS est fortement impliqué dans ce défi. Il a participé à tous les programmes cadres pour la recherche et le développement (PCRD) et se mobilise pour Horizon 2020, le programme de recherche et d’innovation de l’Union européenne pour 2014-2020. Celui-ci a trois objectifs : l’excellence scientifique, l’innovation industrielle et les grands défis de nos sociétés.

La priorité européenne

Pour le CNRS, l’Europe est une priorité qui se traduit concrètement par sa participation aux appels à projets européens, à la construction et la gestion des infrastructures de recherche, au développement d’organisations européennes de recherche et de réseaux d’influence sur la politique de la recherche. L’ouverture européenne est partie intégrante de la stratégie du CNRS, au niveau scientifique et aussi en termes d'attractivité.

Une mobilisation autour des programmes d’excellence

Les bourses du Conseil européen de la recherche (ERC)

Parmi les programmes d’excellence, l’ERC (Conseil européen de la recherche), créé en 2007, finance des travaux de recherche exploratoires audacieux, à la frontière des connaissances. Des bourses de recherche individuelles sont accordées à des scientifiques de haut niveau du monde entier - sous réserve qu’ils mènent les travaux de recherche liés à la bourse au sein d’une institution européenne. Allouées pour une durée de 4 à 5 ans, elles constituent une opportunité exceptionnelle de financer des travaux de recherche novateurs, comportant des risques. Elles permettent notamment à de jeunes chercheurs de constituer une équipe autour de leur projet. Compte tenu de la sélectivité, être l’institution d'accueil de lauréats de l’ERC est une marque de reconnaissance. Pour valoriser et accompagner ses lauréats, le CNRS leur a dédié un site en 2017. 

Avec 440 lauréats (2007-2016) le CNRS est la première institution de recherche européenne bénéficiaire de l’ERC.
Patick Nédellec, directeur de la Derci

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Les Actions Marie Sklodowska-Curie (AMSC)

Les Actions Marie Sklodowska-Curie (AMSC), centrées sur les ressources humaines et la mise en valeur des carrières des chercheurs dans le monde académique et non académique sont également plébiscitées par la communauté scientifique. Avec des programmes blancs, la formation et la mobilité des chercheurs, elles représentent un véritable levier pour développer les collaborations internationales et entre chercheurs du public et du privé.

Des programmes collaboratifs pour les grands défis sociétaux

Dans le cadre d’Horizon 2020, le CNRS participe aux programmes collaboratifs centrés sur sept grands défis sociétaux — santé, bio économie, énergie, transport, changement climatique et ressources, sociétés inclusives, sécurité — défis qu’aucun État ne saurait relever seul.

Les financements européens renforcent la position de l’Union européenne dans le monde, en termes de compétitivité comme d’attractivité. Ils stimulent la coopération entre les chercheurs des différents états membres et pays associés. Cette union des forces dans une diversité d’approches permet d’atteindre les masses critiques nécessaires aux avancées scientifiques.

Programme Tascmar : des biomolécules marines prometteuses

Gorgone octocoralliaire
La gorgone octocoralliaire, issue de l’écosystème corallien mésophotique d’Eilat (Israël), est exploitée et cultivée par le projet de recherche européen Tascmar. © Erez Shoham & Yehuda Banayahu, université de Tel-Aviv, Israël

Les invertébrés marins (polypes, éponges, etc.) et leurs micro-organismes produisent des toxines qui pourraient être utiles en médecine, nutrition et cosmétologie. Afin de développer leur culture et leur exploitation industrielle, l’Europe finance à hauteur de 6,7 millions d’euros un vaste projet de biologie marine nommé Tascmar. Coordonné par le CNRS, il associe 110 chercheurs issus de 8 pays ainsi que 6 partenaires industriels.

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