Missions

Faire progresser la connaissance et être utile à la société, tel est le rôle confié au CNRS par l’État. Une mission nationale que l’établissement entend accomplir dans le respect des règles d’éthique et en s’engageant pour l’égalité professionnelle.

Identifier, effectuer ou faire effectuer, seul ou avec ses partenaires, toutes les recherches présentant un intérêt pour la science ainsi que pour le progrès technologique, social et culturel du pays.
Mission confiée par l’État au CNRS, décret du 24 novembre 1982

Une mission qui se décline en cinq axes

1. Faire de la recherche scientifique

Le CNRS mène « toutes les recherches présentant un intérêt pour l'avancement de la science ainsi que pour le progrès économique, social et culturel du pays ». Orientée vers le bien commun, cette approche de la recherche est multidisciplinaire, tournée vers le long terme et ouverte sur l’inconnu. 

2. Valoriser les résultats

Technologies, développement durable, questions de société, le CNRS entend faire bénéficier la société des avancées accomplies. Pour cela, de nombreux dispositifs de transfert et de valorisation sont mis en place, notamment avec les partenaires industriels.

3. Partager les connaissances

Le CNRS donne accès aux travaux et aux données de la recherche car ils font partie d’un patrimoine commun. Ce partage du savoir vise différents publics : communauté scientifique, médias, grand public. 

4. Former par la recherche

La transmission des connaissances passe aussi par « la formation à et par la recherche », le CNRS accueillant chaque année dans ses laboratoires des centaines de futurs chercheurs, doctorants et post-doctorants.

5. Contribuer à la politique scientifique

Le CNRS participe à la stratégie nationale de recherche avec ses partenaires, notamment sur les grands sites universitaires français. Il réalise également des évaluations et des expertises sur des questions de nature scientifique.

Décret portant organisation et fonctionnement du CNRS


Pour une éthique dans la recherche

L’intégrité en recherche est devenue un élément-clé des politiques scientifiques. Ces dernières années, des normes, définies au niveau européen et international, incitent les pays et les institutions de recherche à prendre le sujet à bras-le-corps. Précurseur dans ce domaine, le CNRS s’inscrit parfaitement dans la philosophie de la Charte nationale de déontologie des métiers de la recherche (2015).

L’activité de recherche a vocation à contribuer au développement des connaissances et à l’avancement de la science. Elle s’appuie sur des principes d’honnêteté, d’intégrité et de responsabilité sur lesquels la société fonde sa confiance en la recherche.
Comité d’éthique du CNRS, Pratiquer une recherche éthique et responsable

Un guide sur les bonnes pratiques

Centré sur l’activité concrète des chercheurs, le guide Pratiquer une recherche éthique et responsable rappelle le cadre de travail des chercheurs : fonction publique, droits et devoirs des fonctionnaires et responsabilité professionnelle (non-discrimination, lutte contre le harcèlement, égalité femmes-hommes) notamment vis-à-vis des doctorants. Il recense par ailleurs les règles de base de la production et du traitement des données scientifiques (fiabilité, traçabilité, etc.) et de leur publication (plagiat, droit d’auteur, libre accès, etc.). Le guide aborde également les questions de propriété intellectuelle et de conflit d’intérêts. Pour tous ces points, il formule des préconisations.

Le Comité d’éthique du CNRS

Créé en 1994, le Comité d'éthique du CNRS (Comets) est une instance consultative indépendante placée auprès du conseil d'administration du CNRS. Il représente toutes les disciplines et respecte la parité. Il a pour mission :

  • développer la réflexion sur les aspects éthiques suscités par la pratique de la recherche, ses enjeux et ses rapports avec la société
  • sensibiliser les chercheurs et les personnels à l'importance de l'éthique
  • formuler des avis assortis de recommandations

Le Comets n'intervient pas directement dans les controverses scientifiques et ne traite pas les cas particuliers, lesquels relèvent de la médiatrice du CNRS.

Éthique opérationnelle et bioéthique

Pour toutes les questions liées à la réglementation éthique, le Comets peut faire appel à des expertises internes ou externes au CNRS. Le Comets travaille notamment avec la cellule Réglementation et Bioéthique de l'Institut des sciences biologiques (INSB) du CNRS qui est la structure référente pour les questions d’éthique opérationnelle des laboratoires.

Concernant la certification de conformité aux règles éthiques des recherches impliquant l'être humain, il peut être fait appel en cas de besoin au comité d'évaluation éthique de l'Inserm (CEEI) ou Institutional Review Board (IRB).

Pour l'évolution de la législation et de la réglementation en matière de bioéthique et notamment les recherches impliquant la personne humaine, la cellule Réglementation et Bioéthique du CNRS est également compétente.

En savoir plus

Engagement pour l’égalité professionnelle

La Mission pour la place des femmes au CNRS, rattachée à la présidence du CNRS, est une instance pionnière dans l’univers de la recherche en France. Depuis quinze ans, elle s’attache à promouvoir l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes, et l’intégration de la dimension de genre dans les programmes de recherche.

34,5 % de femmes parmi les chercheurs contre 49,7 % parmi les ingénieurs et techniciens. Malgré des progrès récents, la parité femme-homme n’est pas encore atteinte chez les scientifiques.
Elisabeth Kohler, directrice de la mission pour la place des femmes

Le plan d’action « Agir pour l’égalité professionnelle au CNRS » (2014) comporte quatre axes de travail principaux : agir pour l’égalité professionnelle au sein du CNRS (recrutement, carrières, distinctions) ; promouvoir la transversalité de l’approche « genre » en recherche ; valoriser les carrières scientifiques et techniques auprès des jeunes, notamment les filles ; développer les partenariats européens et internationaux.

Site de la Mission pour la place des femmes au CNRS